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 La haine au coeur (matin)

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MessageSujet: La haine au coeur (matin)   Mar 16 Sep - 20:03

Un couloir vide, sombre, dont l'écho des voix n'est pas passé depuis bien longtemps. Aucune raison raison pour les élèves de se rendre ici. Le calme et le froid régnaient, un silence pesant imposait son pouvoir en ces lieux. Pas de signe de vie. La poussière s'accumulait depuis un certain temps.
Yumi déboula, rouge de honte, dans ce coin oublié du château. Elle marchait vite mais sans s'en apercevoir, elle ne sut jamais où ses pieds la dirigeaient, ses pensées étaient bien loin. Elle marmonnait des paroles qu'elle seule entendait. Elle se repassait la situation des dizaines de fois devant ses yeux. Pourquoi avait-elle agit telle une lâche? Elle s'était enfuie devant Aranya, malgré ses paroles. Elle ne savait même pas tenir la tête droite devant elle, juste prendre la fuite. Une lâche devant le moindre petit soucis, la moindre parole. Saya avait raison, comme toujours, Yumi le ferait... De toute façon le château commençait à être enseveli sous ses propres peurs...
Elle s'arrêta brusquement, au milieu du corridor. Malgré les bougies allumées et ensevelies par la crasse, elle trouvait qu'il y faisait sombre, peut-être à cause de la haine qui obscurait sa vision. Elle donna subitement un violent coup de pied dans le mur, le bruit résonna entre les murs. Elle s'avança contre le mur et cette fois, y mit un grand coup de poing. Elle avait besoin de se défouler, s'engueulant intérieurement, elle ne vit pas la grande erraflure qui lui barrait toute la main. Le sang coulait, tombait goutte à goutte ; elle avança son visage du mur, si lentement que l'on pouvait penser que le temps s'amusait avec elle, ou contre elle. Elle parvint enfin à poser son front, collée à la pierre, elle réfléchissait, ses pensées étaient si lointaines qu'elle n'entendit pas les pas de quelqu'un qui s'approchait...
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MessageSujet: Re: La haine au coeur (matin)   Mar 16 Sep - 20:46

Trois pas. Immobilité. Silence. Trois pas, encore. Immobilité à nouveau. Les yeux légerement plissés, Alban tentait de percer l'obscurité ambiante. Une silhouette devant lui, pas loin. Le mur. Une silhouette appuyée contre le mur. Alban fronça les sourcils. Deux questions ; qui et pourquoi. Souffle retenu, ou plutôt réduit au minimum. Silence, surtout, silence. Il ne voulait pas dévoiler sa présence, pas tout de suite. Il voulait aussi entendre et ressentir l'autre. L'appréhender. L'Autre respirait plus fortement que lui. Enervement, détresse... Les raisons ne manquaient pas. Surtout après les bruits sourds de tapage contre le mur. Alban ferma les yeux quelques secondes, le temps de s'imprégner de cette présence, de cette personnalité perceptible au travers d'une respiration, d'imperceptibles mouvement, de la vie qui en émanait. De la vie... Alban réprima un frisson menaçant de remonter le long de son échine. D'humeur bien étrange, ce matin. D'humeur... Indéfinissable.

- Exprimer ses émotions en paroles est souvent plus efficace, parait-il.

Attirer l'attention sur lui, cette fois, informer de son existence. Informer aussi qu'il était là depuis un petit moment. Abattre ses cartes sur la table. Alban fixait la silhouette, toujours un rien en retrait par rapport à elle. Lui aussi devait avoir l'air d'une ombre, tout sombre qu'il était.
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MessageSujet: Re: La haine au coeur (matin)   Mer 17 Sep - 16:18

Des paroles furent lancées dans le noir. Yumi se redressa et fixa l’endroit d’où provenaient les mots. Elle ne voyait personne, son sang monté au cerveau l’empêchait d’y voir clair, l’obscurité aussi. Elle fronça les sourcils, cherchant qui était venu dans ce coin si éloigné de toute forme de vie. Son esprit lui jouait des tours? Non, cette voix était bien présente. Elle ne sentait pas la présence de quelqu’un d’autre, ses sens ne lui permettait pas de savoir qui lui avait parlé. Elle ferma les yeux, laissa ses bras tomber de part et d’autre de son corps, et écouta. Elle sentait son cœur tambouriner dans sa poitrine, elle s’était trop énervée. Elle sentait sa respiration sur son menton, saccadée, rapide et forte. Elle percevait une bougie proche d’elle, sa chaleur tout du moins. Et enfin elle l’entendit, une respiration, presque totalement inexistante, comme parfaitement maîtrisée. les yeux toujours fermés, elle se tourna totalement vers l’endroit d’où venait le souffle, et ouvrit brusquement les yeux, cette fois-ci elle vit une silhouette, plus grande qu’elle, soit un homme, soit quelqu’un de plus âgé, soit les deux. Elle ne distinguait pas ses traits, et aurait était incapable de dire de qui il s’agissait. Elle ne connaissait pas le ton de la voix, mais cela pouvait être une voix empruntée. Pourquoi cette personne restait dans le noir, à l’abri de son regard?
Elle oublia quelques instants sa présence et s’arrêta sur ses mots, " exprimer ses émotions en paroles"… Elle ne connaissait pas cette action, trop timide est renfermée sûrement. Elle avait déjà entendu des gens le faire, et en être heureux, voir fier. Elle ne comprenait pas comment on pouvait être fier de se plaindre… parfois même on lui parlait à elle, et c’étaient eux qui se plaignaient à elle. Elle les écoutait d’une oreille sourde, disant à tout bout de champ que "ça va s’arranger " … Mais elle n’était pas ainsi, incapable de s’ouvrir et de parler simplement. Un petit coffret, dont on aurait perdu le cadenas et qu’on aurait oublié l’existence depuis bien longtemps.
Minutes après minutes son teint redevenait blanc, la mare de sang au sol s’agrandissait, elle ne la voyait toujours pas. Fixant encore et toujours la froideur du couloir, et la silhouette immobile, qui se tapissait dans les ténèbres.

-Plus efficace… Mais plus plaintif… la plainte d’un animal qui meurt dans la foret n’est que très rarement entendu…

Ses paroles furent lâchées dans un murmure facilement perceptible…Elle resta dans cette position attendant plus ou moins une réponse, et choisissant cette fois de ne pas fuir. Elle jeta un rapide coup d’œil au mur, seul obstacle qui la protégeait du soleil…
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MessageSujet: Re: La haine au coeur (matin)   Mer 17 Sep - 19:31

Calypso avançait seule dans les long couloirs, une légère brise effleurait ses joues, froide. Elle marchait sans vraiment de buts précis, histoire d'oublier un peu tout ça. Ses pensées vagabondaient, frolant les quelques moments de joies aux pensées les plus sinistres. Sans noms. La jeune fille s'engouffrait dans les profondeurs du couloir, sombre. Elle leva la tête et se concentra pour voir quelque chose, maintenant, il faisait noir, plus d'issus. Ses pas résonnaient, elle avançait sans rien dire. Après quelques secondes, elle aperçu, une ombre. Grande, longiligne. Encore inconnu... Toute près d'elle, à la lueur d'une bougie une autre, plus petite. Un murmure résona à ses oreilles, malgres la froideur de la voix, elle cru reconnaitre Yumi. Ses longs cheveux blancs, ses grand yeux... elle semblait avoir perdu toute joie de vivre. Elle ne pouvait suporter ça. Sans preter attention à l'autre, elle se laissa glisser à ses côtés. Elle connaissait la solitude, jamais personne ne devait la connaitre. Pas tant qu'elle serait là... Elle lui prit délicatement les epaules, et la serra contre elle. Elle lui glissa quelques mot à l'oreille, se savoir aimée, pour tout oublier.
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MessageSujet: Re: La haine au coeur (matin)   Mer 17 Sep - 19:47

Yumi sentit ses épaules attrapées en arrière par de grandes mains douces. Elle avait entendu les pas de la personne, mais avait préféré attendre que cette personne se montre, elle pouvait facilement être cernée par des personnes aux mauvaises intentions. Elle tourna la tête vers la nouvelle arrivée, Caly, qui la serra tout contre elle, elle lui fit un regard doucereux, elle ne pensait pas trouver autant de monde ici. Elle la prit elle-même dans ses bras gelés, et la relâcha ; sans s’en apercevoir elle lui avait mis quelques millilitres de sang dans son dos. Elle devint encore plus pâle qu’à l’ordinaire, pourquoi elle ne sautait pas de joie en la voyant, pourquoi une chaleur ne venait pas s’engouffrer dans son âme? Elle comprit que ce jour n’était pas le sien. Que de morbides pensées. Elle réfléchit à sa situation actuelle, Caly à ses cotés, et quelqu’un qui la conseillait d’une manière encore inconnue pour elle lui faisant face. Son regard fut de plus en plus froid, elle regardait de nouveau l’homme en face d’elle.

-Et parfois l’animal mourant est entendu, mais il est toujours trop tard à ce moment…

Un nouveau murmure, entendu de toutes les personnes présentes…


Dernière édition par Yumi Imanaka le Ven 19 Sep - 18:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La haine au coeur (matin)   Mer 17 Sep - 19:56

[Merci de ne pas interpréter mon personnage, si le ton est froid, je le précise.]

Deuxième présence. Et pas discrète en plus. Alban préféra rester silencieux, un moment, le temps nécessaire aux deux autres pour se rejoindre... Et ne former plus qu'un masse compacte. Le Serpentard leva les yeux au ciel devant tant de cliché. Des paroles qui se voulaient très certainement joliment imagées mais peu à propos, et puis l'excès, les débordements, toujours. Un peu de retenue et de réserve, cela était il donc impossible à la gent humaine ? Il fallait croire que non.

Il attendit patiemment que le silence retombe et que l'écho de la voix s'évanouisse totalement, avant de donner un nouveau signe de vie
.

- L'animal mourant, il est tout aussi inutile de pleurer sur son sort que du vouloir le sauver. L'achever serait pour lui bien plus salvateur... Mais combien de ceux qui s'affiche bon, généreux et profondément humain dans leurs pensées et actes le feront ? Combien penseront à l'autre réellement plutôt que de se lamenter en vain, en se gorgeant de bons sentiments. Si tu considères être un animal à la mort dont seul la plainte peut encore être entendue... Prie pour que quelqu'un te tue. Dans le cas contraire...

Il laissa sa phrase sans suite, retour au silence.
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MessageSujet: Re: La haine au coeur (matin)   Mer 17 Sep - 20:32

L'homme se remit à parler, sans bouger. Déballant son venin. Calypso ne pu entendre ça plus longtemps. Pour qui se prenait-il pour parler de la sorte. Décourager son amie... rester dans l'ombre, lâcher ses belle paroles, si blessantes... La mort, avait-il le droit de parler de la mort comme s'il s'agissait d'un vulgaire morceau de chiffon. Non. Yumi n'avait pas besoin de cela, personne d'ailleurs. Cela plaisait, de jouer avec les plus faibles... Elle se releva, dans un silence de plomb, personne n'avait l'air de vouloir briser l'atmosphère lugubre qu'avait emprit les lieux. Elle désirait hardament lui répondre, mais elle était consciente qu'elle n'en avait pas les moyens. Elle leva les yeux :

- Je pense que tout être mérite de vivre. S'il est seul, à quoi bon le détruire, cela n'entrainerait que la haine. Tous ont le droit à une seconde chance.

La voix de la jeune Poufsouffle tremblait légèrement. Elle appréhendait la réponse de l'homme, qu'elle devinait contradictoire...
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MessageSujet: Re: La haine au coeur (matin)   Jeu 18 Sep - 19:48

[Toutes mes excuses -_- " pour cette erreur de ma part…EDITE!]

Yumi écouta passivement les deux êtres présents énoncer leurs quatre vérités, réagirent au phrases prononcées auparavant, convaincre leur interlocuteur. Étrangement, la rouge avait du mal à prendre parti, elle trouvait les arguments subtiles, et justes, tous. Elle trouvait des défauts à chacun, ainsi que des choses véritables qui la touchaient. Elle ne se considérait pas encore comme un animal mourant mais plutôt souffrant, qui avait une chance de s’en sortir, en continuant toute sa vie à souffrir. Elle pensait aussi que toute âme méritait la vie qui lui avait été offerte, mais que parfois quand il était trop tard il valait mieux arrêter de faire vivre pour rien. Les yeux levés au plafond, fixant un point invisible, elle dit à l’encontre de la silhouette et de son amie:

-S’il est mourant et qu’il est conscient avec maturité du reste de sa vie, je t’approuve. Pourtant la plupart du temps, la bête voudra survivre par tous les moyens, se fermant volontairement les yeux. Je considère donc que la mort doit être donnée par le petit corps mourant lui-même. Cela dépend de la situation…

Dans le doute, elle se demanda si elle devait le demander… Et finalement continua :

-Ta première phrase était d’exprimer ses émotions en paroles : si cela est de se faire tuer, ne vaut-il pas mieux le dire directement, plutôt que de faire languir les personnes autour?


La tête toujours levée, dans un sens elle évitait leurs regards, sans s'en apercevoir…
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MessageSujet: Re: La haine au coeur (matin)   Ven 19 Sep - 19:50

- Mériter de vivre.

Dans la bouche du Serpentard, cette phrase sonnait étrangement, quelque chose de métallique, de grinçant, discordant. Le mérite. Le mérite s'obtient à force de travail et d'exigence, le mérite se gagne. Pour Alban, la notion de Vie et de Mort ne se définissaient pas en terme de droit. Encore moins de mérite. Il n'avait pas peur de la mort. Il y songeait, parfois, comme quelque chose qui lui échappait encore, pour l'instant. Quelque chose qu'il aurait à apprendre. Une sorte d'étape obligatoire dans un parcours initiatique. Il pouvait mourir demain, ou là, à la seconde, ça ne lui faisait ni chaud ni froid. Peut être aurait il regretté de n'avoir pas eu le temps d'accomplir tout ce qu'il voulait, et encore...

Il ne répondit pas davantage à Calypso. Il se contenta de l'écouter, de peser les mots et de les désapprouver mentalement. D'autant que pour lui, cette réponse n'était pas appropriée au problème de base. Le propre d'un animal mourant était justement... d'être mourant. Le droit à la vie, si tant est qu'il accepte cette hypothèse, n'avait pas lieu d'être dans le postulat qui l'occupait.


- L'animal mourant désireux plus que tout de vivre ? Blessé, oui, tout à fait d'accord, mais mourant, non. As tu déjà vu un animal à la mort ? L'as tu déjà regarder dans les yeux quelques minutes, quelques secondes avant d'en voir la lumière disparaitre, et avec elle le souffle de vie ?

Alban l'avait fait. Il avait passé une journée entière à regarder un chaton agoniser sous ses yeux, sans trouver en lui la force de l'aider à mourir, et cette image le hantait, le hanterait longtemps, sa propre lâcheté à ce moment l'avait dégoûté. Trop tard pour y changer quelque chose, mais si c'était à refaire...


- Les animaux se cachent pour mourir. Les animaux se laissent mourir.

A la deuxième réplique, il prit quelques secondes pour formuler sa réponse au mieux.

- Exprimer sa volonté de mourir... C'est déjà s'exprimer. Et cela peut se faire en parole. Pas la peine de faire languir, ce peut être rapide et clair. La question à se poser, c'est... Veux tu mourir ?

Il n'attendait pas de réponse. Il n'en voulait même pas. La question seule était importante. La question seule avait sa valeur.

[Hannah = Calypso, bien sûr ^^" Navré]


Dernière édition par Alban Cavendish le Lun 22 Sep - 20:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La haine au coeur (matin)   Lun 22 Sep - 18:12

[Hannah? Je vois pas d’Hannah moi…^^ Et c'est là où on se dit que c'est bien d'être parano *se comprend*]

Le sang séchait au sol, devenant plus noir que rouge. Un goût amer se dissimula dans la bouche de Yumi, les paroles qu’elle prononçait et leurs réponses, elle attendait cela depuis si longtemps… Avait-elle déjà vu un animal à la mort? Non, elle n’avait jamais eu le courage de regarder la vie partir d’un corps. Voir souffrir un animal oui, mais jamais l’achever ou le voir partir… Au contraire elle s’était retournée, attendant la réelle fin, et enterrant le corps après les souffrances. Une pure lâcheté. A ce niveau, elle le savait bien, elle était une enfant, comme sur bien d’autres sujets… Elle acceptait d’avoir tort sur cela. A entendre l’Homme, il l’avait fait, il avait assisté à la mort elle-même. Des paroles aussi justes ne peuvent pas être dites ainsi sans savoir de quoi on parle.
"Les animaux se laissent mourir"  …Peut-être la plus grande des forces finalement, savoir que la mort va poser ses mains sur soi, et la laisser faire, en toute connaissance de cause. Attendre patiemment la fin, espérant même qu’elle arrive ardemment. En serait-elle capable elle-même? Elle avait, souvent, passé plusieurs journées à réfléchir sur ce thème, sans se nourrir, s’abreuvant des découvertes qu’elle avait minutes après minutes. On la retrouvait parfois au sol, pensant toujours, et se réveillant subitement, allant boire quelque chose, et reprenant sa vie monotone.

Elle réfléchit encore plus longuement sur les dernières paroles. Les derniers mots. Les dernières pensées. Des paroles rapides et claires… Elle avait déjà tenté, mais les humains ne comprennent pas. Ils disent simplement, vis! Tu regretterais sinon. Jamais elle n’avait eu de réponse. De vraie réponse, jusqu’à aujourd’hui…Quelqu’un était-il capable de comprendre son appel? Peut-être, elle ne le saurait sûrement jamais…
Aux trois derniers mots sortis de la bouche de l’être, Yumi sentit une forte douleur à sa poitrine, au niveau de ses poumons, elle se courba, plus en réflexe qu’autre chose et attendit. Une attente longue pour elle, mais qui ne dura que quelques secondes dans le Temps dont tout le monde était passif. La douleur passa aussi vite et étrangement qu’elle était arrivée. Des paroles, qu’elle avait déjà pensées auparavant, lui revinrent à l’esprit. " Vivre ne sert à rien, mourir sert à offrir la paix à son âme. Vivre est inutile, mourir est égoïste… "

-Je suis fatiguée de vivre, mais je n’ai pas spécialement envie de mourir, l’un comme l’autre me font le même effet. Disons que je subis la lenteur de la monotonie chaque jour, attendant la fin.


Elle n’aurait pas du répondre, elle le savait. La question se suffisait, aucune réponse ne méritait sa place après celle-ci…
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MessageSujet: Re: La haine au coeur (matin)   Sam 4 Oct - 23:22

Toujours dans l'obscurité, la jeune fille se cala contre le mur. Elle avait totalement été mise à l'écart. Cette conversation, elle n'avait rien à y faire, elle en était consciente. Pendant une fraction de seconde, elle eu envie de s'en aller, ne plus entendre les sinistres pensées de cette ombre. Mais elle ne voulait pas laisser son amie seule... et cette phrase résonnait dans son esprit "veux-tu mourir?"
Demander ça à une enfant de "13"ans, est-ce raisonnable. Surtout lorsque l'on ne connaissait pas la personne. Elle avait déjà donné son opinion, et ça n'avait pas servi à grand chose, alors elle se contenta d'écouter. Entendre Yumi débiter de choses aussi sordides la mettant vraiment mal à l'aise. Elle ne se sentait pas à sa place, vraiment exclue. Elle ne savait pas comment réagir, et cet homme n'arrangeait pas les choses. La jeune fille ignorait que son amie vivait avec tout ça sur le coeur, et elle s'en voulait d'avoir été aussi aveugle. Mais maintenant le mal avait été fait. Ne plus regarder en arrière et vivre le moment présent...
Elle posa un pied sur le mur, "attendre la fin". Elle avait presque l'impression de ne pas faire partit de leur monde. Malgré toutes les difficultés, elle n'avait pas vraiment pensé à sa fin. Sûrement parce-qu'elle avait quelqu'un à qui s'accrocher dans les moments difficiles. Oui, elle vivait pour cette personne, elle souriait pour elle... Elle n'était plus seule.
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MessageSujet: Re: La haine au coeur (matin)   Mar 14 Oct - 0:01

Alban grimaça dans l'obscurité à la réponse de Yumi. Non, il ne fallait pas répondre, pas verser encore et toujours dans les mélodrames, dans l'expression exacerbée d'un pathos qui en devenait fade ou écœurant. Parler, oui, mais le silence a du bon, parfois. Et surtout il était important de pouvoir différencier les questions simples des questions théoriques. Depuis le début de cette conversation, les arguments du Serpentard n'avaient été que pu exercice théorique, pour sa part. Et un peu aussi l'expression de son agacement face à cet étalage de sentiments sous le couvert de pseudo-prise sur soi. Ridicule !

Aussi, la réplique de la Gryffondor eut le don d'entamer sérieusement sa patience. Il jugea plus sage d'aller voir ailleurs s'il n'avait pas mieux à faire. Sans rien dire de plus, ni prendre congé d'une quelconque façon, il s'effaça parmi l'ombre, s'éloigna, toujours aussi silencieux qu'un chat, démarche lente, un rien hautaine.


[Sort du RPG]
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MessageSujet: Re: La haine au coeur (matin)   Ven 24 Oct - 19:46

Yumi voyait l'ombre partir, définitivement, la seule personne qui lui avait un jour dit quelque chose qui la rassurait finalement, partait, sans se retourner, elle n'était pas faite pour vivre bien, les choses simples n'existe pas, seulement nier. Elle tourna la tête prit les mains de Caly entre ses doigts glacés qui manquaient de se briser à chaque instant, son anneau brillant discrètement. Elle allait à présent oublier comme elle l'avait si bien fait jusqu'à maintenant, oublier cette discution qui lui donnerait envie de tomber d'une tour si élevée, et de ne jamais tomber. Elle ne s'était pas plainte, avait juste dis les mots qui lui passaient par la tête, les plus adaptés à la situation, se n'était pas entièrement sa faute, si jamais on ne lui avait dit ce qui était bien ou mal. C'était fini, un dernier regard vers son amie, elle la lâcha et dit d'une voix de berceuse douce d'enfant :

-Partons

Il regrettait, comme tous les autres, il verrait...

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La haine au coeur (matin)

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