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 Tragique Ecriture - Soir

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MessageSujet: Tragique Ecriture - Soir   Lun 22 Sep - 22:38

Bec de Pierre était revenu. Un parchemin dans le bec, le grand hibou avait retrouvé Wilbur alors que celui-ci errait dans le parc entre deux cours. Le jeune Serpy l'avait accueilli en tendant son bras, histoire de le feliciter de sa quète en caressant ses longues plumbes noires du plat de sa main. Son hibou était admirable. Très rapide, et fidèle. Quoique plutôt agressif avec ceux qui osaient lui manquer de respect. Une fois Bec de Pierre envolé, Wilbur avait longtemps contemplé, portée dans ses mains, la lettre, d'un oeil apprehensif. L'ecriture fine, penchée, arabesque... Il savait de qui ce parchemin provenait et deja des frissons glissaient le long de son échine. Chance ou mauvais signe, les cours étaient terminés. Wilbur regagna la Salle Commune des Serpentards en prenant soin de ne croiser personne. Il était préssé, préssé d'ouvrir la lettre. En entrant dans la Salle Commune, Wilbur se rassura: personne ne s'y trouvait à part lui. Le jeune garçon vint s'asseoir dans un des larges fauteuils en cuir noir que contenait la pièce. Dans la cheminée dansaient encore quelques flammes, vertes, evidemment. Wilbur avait le regard rivé sur sa lettre encore cachetée.

Il fut surpris de constater le tremblement exagéré de ses mains. Wil' ne pouvait se contrôler. Aussi, les machoires crispées, le jeune garçon degraffa la lettre, lentement, soigneusement... Comme à chaque fois qu'il ouvrait une lettre de sa soeur. Wil' sortit de l'enveloppe un parchemin soigneusement plié en origami plat et très esthetique. Le jeune garçon retint son souffle, deplia le parchemin, et lut attentivement. La lettre était longue. Et plus le jeune garçon progressait dans sa lecture, plus son teint devenait pâle. Wil' se decomposa, perdit tous ses moyens. Lors de la phrase finale, soulignement violent de tout ce que sa soeur lui avait ecrit, Wilbur lacha la lettre et celle-ci glissa jusqu'au sol. Desappointé, le jeune garçon frappa violemment la première chose qui se trouvait à sa portée, et se prit la tête dans les mains. Elle le destestait. Elle refusait l'affection qu'il lui portait... Elizabeth était bien la seule et unique personne pour qui Wil' avait envie de sourire. Il l'aimait d'une passion admirative. Mais elle le rejetait. Il lui faisait peur, c'était evident. L'admiration qu'il lui portait la faisait s'eloigner un peu plus chaque jour sous le coup de la crainte. Wil' lui envoyait des lettres tous les deux jours, dessinait pour elle des croquis, des portraits par milliers. Elizabeth le craignait aujourd'hui et lui demandait clairement d'arrêter toute forme de rapprochement sous peine de faire quelque chose envers lui qu'elle pouvait regretter ensuite.

Wilbur se sentit plus seul que jamais. La lettre d'Elizabeth trouva sa fin dans les flammes. En brûlant, brûlaient avec elle les seuls sentiments chaleureux que Wil' avait pu posséder tout au long de sa sordide et pauvre vie. Sa soeur était tout ce qu'il pouvait aduler. Elle ne voulait plus de lui, le craignait, se méfiait de ses attentions folles. L'ultime chose qui pouvait raccrocher Wibur à l'envie d'exister venait de se briser. Quelque chose en lui se defaisait, se consummait en même temps que les mots bleus et crus d'Elizabeth. Wilbur se recroquevilla sur lui-même, repliant ses genoux contre lui en les encerclant dans ses bras. Il ne pleurait pas. Il n'avait jamais pleuré. Mais ses yeux étaient si flous que Wil' faisait presque peur. Blanc comme un linge fantomatique, le jeune garçon, deja bien mélancolique, ne semblait plus qu'être l'ombre de lui-même. La lettre devint cendres. Les mots disparurent definitivement. Mais pas dans le crâne de Wilbur. Alors qu'il aurait voulu s'oublier dans le silence le plus total, un grincement resonna dans la Salle Commune. Quelqu'un entrait dans la pièce.
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MessageSujet: Re: Tragique Ecriture - Soir   Lun 22 Sep - 22:58

Ara entra dans la salle commune, l'air hagard. Elle ne se sentait pas bien. Elle voulait... Quoi, au juste? Puis, elle vit une silhouette enfoncée dans un des fauteuil défoncé par les passages successifs de postérieures, au fil des années. Elle se recomposa vite un masque, flairant avec jubilation la faiblesse quand elle distingua les traites de Will' passablement affaissé, et à la limite, il était même d'un pâleur diaphane, encore plus inhabituelle.
Elle se laissa tomber sur le fauteuil en face de lui, et se penchant en avant vers lui, le visage dans les mains. La cicatrice était visible entre ses doigts fins, à l'éclairage du feu qui finissait de dévorer un papier qu'Ara fit mine de ne pas remarque. Mais elle n'était pas dupe.
-Et bien, Wilbur, on dirait que tu as vu un fantôme.
Elle eut un sourire pervers à l'énoncé de son très mauvais trait d'esprit.
-Fait pas cette tête, t'es un DCE, désormais. On dirait vraiment que tu vas nous claquer dans les doigts.
Elle posa son regard sur l'âtre, qui faisait luir ses yeux d'un feu démoniaque ; son visage, de la cicatrice aux yeux était un vrai masque infernal d'épouvante.
-Et bien, tu as perdu ta langue? A tel point que tu préfères brûler des mots, je suppose?
Elle le regardait, cherchant à sonder ses pensées.


Dernière édition par Aranya Exhumeï le Mar 23 Sep - 21:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tragique Ecriture - Soir   Lun 22 Sep - 23:09

Wilbur resta immobile, paupières closes. Non decidemment, il ne pouvait pas croire ce qu'il avait lu. Les mots d'Elizabeth defilaient, comme de longs corbillards, devant ses yeux, que ceux-ci soient ouverts ou fermés. Cette idée lui fit peur. Ses idées étaient embrouillées mais une seule ressortait, evidente et désagréable: Il devait oublier. Il devait l'oublier, elle, ses longs cheveux blonds, son sourire d'enfant et ses taches de rousseur parsemées sur ses joues roses. Il devait oublier son admiration pour elle, quitte à perdre tout espoir d'aimer un jour. Que pouvait-il bien lui arriver de pire à présent ? La réponse ne se fit pas attendre... Aranya. Wilbur était tellement perdu dans ses pensées qu'il ne vit pas le démon s'asseoir devant lui. Quand la jeune Serpentarde lui parla, Wil' réagit au quart de tour: Il degaina sa baguette et la pointa sur le cou de la jeune fille, sans même savoir de qui il s'agissait. Quant il vit la face de son adversaire, pervèse, malsaine, Wilbur ne put se sentir que plus desespéré encore. D'une voix etrangement féroce, tremblante, le jeune garçon lui cracha à la figure:

- Il est evident de te trouver en face de moi alors que je ne vais pas bien...

Wilbur retira sa baguette du cou d'Aranya, mais la garda très proche de la jeune fille Il s'était levé sans s'en rendre compte.

- Tes joutes verbales ne m'interessent pas ce soir. Passe tes envies de dominatrice sur quelqu'un d'autre. Tes victimes doivent se compter par centaines, non ?

Aranya lui lança une replique qui le fit grimacer de rage.

- T'as pas compris ? Casse-toi !!
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MessageSujet: Re: Tragique Ecriture - Soir   Lun 22 Sep - 23:28

Si Will croyait faire fuire la Balafrée ainsi, il était à des années lumières de la réalité relatives des choses. Et manque de chance pour lui, Ara était d'humeur... dangereuse ce soir. On sentait presque les étincelles crépiter entre les deux regards. Ara se sentait comme mue par une volonté plus forte, plus obscure... Rien ni personne n'aurait pu la faire plier à ce stade. Mais la briser, peut être. Ou pas, justement. Elle commença à parler à voix basse, douce et caressante,qui contrastait avec le ton agressif et - avait elle été abusée?- désespéré du bassiste.
-Tu es si seul, Willbur... Si triste et abandonné. Tu ne t'en rends meme pas compte, mais tu cours après un rêve.
Elle fit une pause, et regarda les derniers fragments de parchemin se consumer, se recroqueviller, noicir et tomber en poussière...
Un peu comme toi, pensa t elle tellement fort en le regardant droit dans les yeux qu'elle était certaine de se faire comprendre.
-Je ne souhaite pas me battre... Pas ce soir, pas maintenant. Tu es comme moi, Willbur, que ça te plaise ou non. Tu es à la recherche d'une part d'humanité que tu n'as pas, ou plus. C'est pour ça que j'aurais toujours l'ascendant sur toi, quoiqu'il arrive. J'ai renoncé à tout et j'ai accepté ma condition.
Elle le regarda, la haine rendant son regard encore plus incendescent que n'importe quel reflet.
-Je suis plus forte, et je n'ai besoin de personne. Je n'ai pas besoin des autres pour me sentir exister.
Elle se leva soudainement en marchant vers le feu, comme hypnotisée par lui.
-Renoncer, Willbur... C'est là le secret.
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MessageSujet: Re: Tragique Ecriture - Soir   Mar 23 Sep - 20:04

Aranya Exhumeï a écrit:
;] dans un des fauteuil défoncé par les passaes successifs de postérieures, au fil des années.

xD c'est très con mais ça m'fait rire ! ]

Wilbur n'en pouvait plus. Une vague puissante l'enroba tout entier, et le malheureux perdit tout equilibre. Par peur de se noyer totalement, le Serpy s'eloigna de quelques pas, tournant le dos à Aranya. Distrait, tête basse et machoires serrées ferocement, histoire de ne pas hurler, Wilbur se griffait les bras sans savoir quoi faire. Il avait bien envie de s'enfuir dans le dortoir des garçons, ou dans un endroit libre de toute contrainte. Un endroit où Aranya ne se trouvait pas. Wilbur l'ecoutait bien qu'il rejetait cette idée de toute son âme. Il ne pouvait faire autrement. Aranya parla d'une voix soudain plus douce. Masque pour signifier que ses propos seraient desormais des plus cruels. En effet, la jeune fille se mit à parler de lui, de Wilbur lui-même. Celui-ci cru sentir les machoires feroces de la jeune fille se refermer sur son esprit. Elle mordait, le venin s'insinuait doucement en Wilbur et le paralysait sans qu'il ne puisse lutter. Les paroles d'Aranya formaient l'evidence même. L'evidence de sa solitude, son abandon, et de cette tristesse qui l'enveloppait constemment. Wilbur réouvrit les yeux, sans pouvoir regarder Aranya de peur de faire une bêtise. Le vénin glissait volupteusement dans ses veines, de manière lente et calculée. Le jeune garçon perdit l'usage de la parole, ne pu rien repliquer. De toutes manières, Aranya avait raison sur tous les points. Wilbur tourna doucement la tête et porta son regard vers les flammes de la cheminée. La lettre était entierement consummée, plus aucun mot ne restait pour lutter contre l'oubli. D'une voix lasse, épuisée, Wilbur rendit les armes:

- Renoncer... si je renonce je n'ai plus rien. J'essaye de continuer, pour qui, pour quoi ? Je ne l'ai jamais su. Si je perd l'espoir de devoir exister alors je ne serais plus rien. Je me fiche bien de savoir si j'existe aux yeux des autres... mais...

* Je voulais seulement vivre pour ses yeux à elle... *

Wilbur se tourna vers Aranya, le regard vide, la face blème, toute chaleur ayant disparue de son corps.

- Comment peux-tu vivre encore, Aranya ? Est-ce que tu vois seulement à quoi ressemble cette crcasse que tu te traînes tous les jours ? Penses-tu que je veuilles te ressembler ? Je crois que tu te trompes. Je ne suis pas plus enthousiaste que toi concernant chaque chose qui m'entoure. Néanmoins, je possèdais encore une espèce de lueur qui me fait tenir debout, qui me guide. Maintenant, cette lueur est partie. Mais ca ne fait pas de moi ton alter ego. Par chance d'ailleurs. Seules quelques passions me raccrochent encore à la raison et ça me suffit. Ca me suffit... en particulier pour ne pas devenir un de tes pions, comme la pauvre Malariah que tu as dû cueillir en plein malaise. Ou ce colosse immonde qui ne sert uniquement qu'à emettre quelques horribles borborygme appreciateurs envers ta personne... Je ne suis pas encore tombé si bas.
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MessageSujet: Re: Tragique Ecriture - Soir   Mar 23 Sep - 21:09

Tout d'abord, Ara n'eut aucune réaction... Rien même qui n'eut laissé supposer qu'elle l'avait entendu, perdu dans les flammes, dans ses pensées. Puis, elle parla, encore plus doucement, avec une sorte d'affection et de sollicitude, comme si elle était au chevet d'un moribond.
-Toi aussi, tu te trompes si tu crois que je n'éprouve aucune passion. J'en éprouve une, qui transcende le reste, qui me tient debout, qui me donne la force de continuer, et aussi l'envie d'exister.
Elle le regarda, le visage impassible avec peut être dans les yeux cet éclat qu'on attribue en général à la pitié.
-J'ai la haine, donc je suis. Et ça me suffit. J'ai des rêves, aussi, des projets. La difference, c'est que j'assume parfaitement ce que je suis. Je me soucie peu qu'on m'aime ou me haïsse... Comme l'a dit ce dictateur Moldu pour qui je vous une admiration sans bornes, qu'ils me haïssent pourvu qu'ils me craignent.
Puis soudainnement, elle explosa :
-MAIS REGARDE TOI, PAUVRE LOQUE! Tu es là, à pleurnicher, à te lamenter après quelqu'un qui n'en a que faire! Rends toi à l'évidence, même moi je le vois : sans les autres tu n'es rien ! Moi, je te propose de devenir plus que ça...
Fit elle en le foudroyant du regard,
-Mel' et Népo' ont besoin de moi, et non l'inverse !
Silence. La serpentard contrôlait autant que faire se peut ses tremblements nerveux, qui risquaient de se voir.
Pas depuis que j'ai tout perdu.
-Crois ce que tu veux, et si tu préfères t'apitoyer sur ton sort... Mais je ne te croyais pas si faible. A mon avis...
Elle hésita, en regardant au sol.
-... Tu me ressembles bien plus que tu crois. Admets le, et tu deviendras plus fort. Et tu domineras les autres par ta seule force de volonté. La balle est dans ton camp, Malicorne.
Elle le fixa durement, la mâchoire crispée, le menton relevée, les cheveux en arrière... L'attitude de défi, sans peur ni hésitation.
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MessageSujet: Re: Tragique Ecriture - Soir   Mer 24 Sep - 18:10

Aranya lui hurla de se reveiller, mais Wilbur n'avait plus goût à rien. Non pas qu'il se trouvait faible, il était juste déçu. Déçu par tout et tout le monde. Jamais Wil' n'avait été fort, il n'était pas moins humain que les autres. Aranya pretendait avoir un coeur mais plus Wil' l'entendait deblatérer, plus il en doutait. Elle disait avoir "la haine". Cette phrase fit briller dans le regard du jeune Serpy une lueur interessée. Il lui serait fabuleux de connaître la raison de cette haine qui brûlait au creux d'Aranya. Wil' s'avanca d'un pas, ignorant l'invitation sourde de la jeune fille à se lier à son clan de sombrals dégénérés. De toutes manières, cette seule idée de ressembler à Aranya donnait à Wil' des envie de suicide. Autant ignorer de tout son être la proposition de sa lugubre camarade.

- Cette haine que tu dis posséder... Quelque chose à bien dû l'engendrer un jour. Quelque chose, ou quelqu'un. Peut-être un jour où tu n'existais même pas, qu'est-ce que j'en sais. S'entraîner à tuer sur de miserables araignées, enrôler des âmes perdues dans le désir sadique de jouer avec... tu ne vas quand même pas me faire croire à moi, à moi qui vient de comprendre que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue - Wil jeta un coup d'oeil à la lettre consummée - que ta haine n'est pas une inspiration d'une sombre image que tu as pu avoir.

Wilbur retrouva quelque peu de courage, guidé par cette idée qui fit soudain degringoler Aranya dans son estime. Le jeune garçon s'avanca vers la jeune fille, le ton plus dur. Il recouvrait ses esprits peu à peu, au fil des mots.

- Pourquoi est-ce que tu tens tant à m'avoir au creux de ta main puisque tu me vois faible, que tu me juge comme étant une pauvre loque ? Quand tu dis "plus que ça"... ne voudrais-tu pas plutôt dire "pire que tu n'es deja" ? "A mille stade plus bas que ta situation" ? Désolé, je ne te ferais pas ce plaisir.

Wilbur prit une expression étrange, entre le degout et l'admiration.

- Je ne fusionnerais jamais avec tes plans tordus, à l'histoire de cette bague trouvée dans la Forêt alors que j'étais juste là, à côté de toi, à ces ballades nocturnes, à ces perditions dans les toilettes, quand Mimi Geinarde a le dos tourné...
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MessageSujet: Re: Tragique Ecriture - Soir   Mer 24 Sep - 21:00

Avant de reprendre la parole, Ara réfléchit longtemps ; puis, après un temps qui semblait pour elle durer une éternité, cette fraction infinitésimal de temps pendant laquelle les idées voyageaient d'un hémisphère cérébral à l'autre, dans un espace temps détaché du réel et de tout repère objectif.
-Je m'aperçois que tu en sais plus long que tu ne veux bien le dire. Mais tu restes tristement attaché à des préjugés ridicules et à ceux qui ont l'esprit trop étroit pour regarder la réalité en face. Ne sois pas comme eux, et arrête de craindre ce que tu ne peux comprendre. Me serais je tromper en pensant que tu étais capable de raisonner par toi même?
Sans le quitter du regard, elle pointa un doigt vers les restes calcinés.
-Sous tes airs moralisateurs, tu veux à tout prix me rabaisser en me mettant dans le panier des gens mauvais ou malsains, ou que sais je encore? Je n'en ai cure. La vérité, c'est que tu essaies par là de te raccrocher à quelqu'un ou à quelque chose que tu as perdu, ou alors qu'on ne veut pas de toi là ou tu aimerais. Celui qui se trompe n'est pas celui qu'on croit. Continue de me jeter tout ça à la figure si ça t'amuse. Je voulais simplement que t'ouvrir les yeux.
Comment ne peut il pas se rendre compte?
-Je ne tiens pas à te tenir dans le creux de ma main. Ca ne m'interesse pas. Je veux plus, beaucoup plus. Mais ça...
Elle se leva et fit quelque pas, dos à Will'
-Tu ne pourras pas le comprendre vu ta tournure d'esprit. J'essaie de t'aider, après fais ce que tu veux, mais compte pas sur moi ou qui que ce soit d'autre pour venir te ramasser à la petite cuillère. PArcequ'il n'y aura personne. Il n'y a peut déjà plus personne...
Son regard erra du côté de la cheminée.
-Sauf moi. Pour l'instant.
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MessageSujet: Re: Tragique Ecriture - Soir   Mer 24 Sep - 22:20

Wilbur laissa echapper un rire. Qu'est-ce qu'Aranya pouvait savoir de sa tournure d'esprit ? Le jeune garçon se le demandait. Lui ne connaissait rien d'elle. S'il ne l'avait jamais vu auparavant, Wil' ne serait même pas interessé à son cas. Il avait fallu d'une confrontation sur le terrain de Quidditch. Il n'avait fallu que d'une estafilade. Cette balafre... Wilbur laissa glisser son regard sur la joue balafrée de la jeune fille. Il remarquait que de temps à autre, surtout quand il se trouvait près d'elle, Ara effleurait sa cicatrice du bout des doigts. Même si ses idées étaient confuses à ce sujet, Wil' était persuadé que de par ce geste, l'agressivité d'Aranya se décuplait, s'intensifiait et lui donnait du courage pour trouver encore plus de cruauté en elle, encore pus de repliques cinglantes. Le jeune Serpy pencha legerement la tête sur le côté, les bras croisés. Sa voix se voulut plus basse, plus calme.

- Ma tournure d'esprit, Aranya, que ça te plaise ou non, elle ne vient pas des autres. Pour preuve, personne n'est là pour y apporter une contribution, tu le dis toi-même ! Je suis seul, j'ai toujours été seul, et c'est très bien comme cela. Peut-être ais-je pensé, un jour de desarroi surement, posséder des similitudes avec toi. Mais plus te me parles, plus cette idée de point commun s'eloigne.

Wilbur baissa le regard comme Ara lui tournait le dos.

- Nous sommes très différents. Tu puises tes idées dans une haine dont je ne connais pas l'origine. Moi, ma solitude est basée sur la neutralité, la non-pensée de savoir si ca me plait ou pas. Forcement, il y'a des hauts et des bas. Ce soir, cela me coûte même un moral très, très bas. Mais ca ne fait pas de moi un idiot !

Le jeune garçon releva legerement la tête et planta son regard sur l'arrière crâne de la jeune fille, comme s'il aurait voulu voir ce qui se passait à l'interieur de celui-ci.

- Je ne te range dans aucun tiroir, tu sais. Je ne me le permettrais pas. De toutes manières, personne ne pourrait le faire ! Les etiquettes ne te conviennent pas, j'avoue que sur ce point je suis d'accord avec toi. Aranya, vraiment, je doute que tu puisses m'aider, aussi convaincante sois-tu dans la proposition que tu me fais.

Involontairement, la voix de Wilbur s'était voulue plus suave qu'il ne l'aurait voulu, comme s'il s'excusait de ne pas vouloir se ranger sous les ordres de la jeune fille. Etonné de la tournure qu'avait pris son ton, le jeune Serpy ferma net son clapet, jugeant que c'était plus preferable ! Cette soirée, son tête à tête avec Aranya prenait des tournures qui le firent trembler un instant...
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MessageSujet: Re: Tragique Ecriture - Soir   Mer 24 Sep - 22:37

-Et bien soit, trêve de faux semblant, et bas les masques.
Elle avait parlé avec lassistude. Un peu de dépit. Pendant que Will parlait, elle espérait secrètement que sa joue sècherait grâce à la proximité du feu. Non, il ne doit pas savoir. Ou pas tout. Elle se recomposa, en dissimulant le passage de sa manche sur sa joue en replaçant sa mèche rebelle.
-Il y a quelque chose que tu dois savoir. La bague. Celle là meme que j'ai recouvrée le soir dans la forêt. Elle me permet de voir des gens. Des gens disparus depuis longtemps. Ils m'ont parlé, sais tu? Ils m'ont appris des choses.
Un temps.
-Tu as raison, en fait. On n'est pas pareil. J'ai été au bout des choses, j'ai repoussé les limites bien au dela de ce qu'accepte les bien pensants. Tu es comme eux, pas comme moi.
Elle avait parlé d'un ton désolé, le visage neutre et le regard... dans le vide. Hanté.
-Je suis seule donc plus forte. Toi, tu crois que c'est le contraire.
Elle se rapprocha doucement de lui, et se pencha devant lui, en lui montrant la pierre de résurrection au creux de sa main.
-C'est là mon seul pouvoir, le seul que je souhaite tenir au creux de ma main, comme tu peux le voir. Souhaites tu par hasard que je rappelle quelqu'un que tu aimerais revoir? Ou préfères tu soupirer auprès de vivants qui n'en ont que faire de toi et de ta douleur de vivre?
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MessageSujet: Re: Tragique Ecriture - Soir   Ven 26 Sep - 23:47

Wilbur se sentit troublé, embarassé. Il avait croisé ses bras et marcha un instant vers l'un des larges canapés qui faisaient face à la cheminée et ses quelques flammes encore vivantes. Le jeune garçon s'adossa au bras du canapé et ne regarda plus Aranya durant un temps. Celle-ci lui tournait toujours le dos. Elle semblait cacher quelque chose mais Wilbur ne sut jamais quoi. La jeune fille pivota pour se retrouver face à lui. Visiblement, elle désirait paraître plus vraie qu'auparavant et cette idée intrigua Wil' qui la regarda de nouveau d'un oeil distrait. Aranya fit alors tomber son masque. Ses masques... Elle debala ses secrets, les étala devant Wilbur et semblait presque lui demander sa manière de penser. Le jeune Serpy resta bouche close, les yeux suivants les gestes d'Aranya quand celle-ci lui designa la bague qu'elle tenait dans la paume de sa main. Wilbur ne sut quoi penser. Ou plutôt... il avait trop à penser et se perdait tout seul dans plusieurs sentiments. Wil' se sentit plus pâle que jamais. Il ne trouva pas ses mots tout de suite et dût se secouer pour pouvoir répondre. Comme il ne trouvait rien de mieux pour recouvrer ses esprits, Wilbur se mit à faire les cents pas devant Aranya en la regardant parfois à la volée. Ses mots se bousculaient au sortir de ses lèvres.

- Je... je ne sais pas si je fais parti des "gens bien pensants" comme tu le dis. Mais merde Ara j'ai l'impression que tu ne te rends compte de rien ! Si tu es comme tel aujourd'hui, tu ne vas quand même pas me faire avaler que c'est à cause d'une personne que tu as perdue ! Franchement, ou bien c'est moi qui suis taré, ou bien c'est toi qui te contredis. Qu'est-ce que peux bien t'apporter la force de ramener des âmes perdues vers toi ? Je sais que tu possèdes un égo surdimensionné et je m'en balance. Peut-être es-tu assez mégalo pour appeller des personnes de grandes hierarchies vers toi... Mais dans quel but ?

Wilbur stoppa ses cents pas, passant mille fois sa main dans ses cheveux en secouant la tête. Plus ça allait, moins il comprenait. Pourtant, quelque chose jaillit dans son esprit à l'instant où il s'y attendait le moins. La Salle du Risèd... Sa créatrice, Saya Serpentard. Aranya... non, quand même pas. Le jeune garçon releva la tête et vissa son regard dans celui d'Aranya. Il s'avanca vers elle et, comme desirant la sortir d'un mauvais rêve, lui empoigna fermement les épaules et la regarda bien en face, à seulement quelques centimêtres.

- Je suis certain que cette bague peux t'attirer des ennuis. De gros ennuis. Qui sait ce qui se trouve au bout de ces rappels d'outre tombe que tu as en tête de réaliser ? En ce qui me concerne, je n'ai personne à ramener dans le monde des vivants et crois-moi, même si j'en avais l'envie je ne le ferais pas. Je ne fais pas confiance en ces choses là. Aranya... il est evident que ces choses ne... ne t'apporteront pas... que du bien.
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MessageSujet: Re: Tragique Ecriture - Soir   Lun 29 Sep - 0:23

Ara était comme frappée par la foudre. Elle n'était pas loin de se sentir aussi mal que lors de son agression sur le terrain de Quidditch... Elle s'était sentie comme une dinde de Noël qu'on aurait maladroitement tenter d'égorer.
Et toujours face au même type... Mais pourquoi?
Elle s'arracha des mains de Will' qui l'avait secoué. Bizarrement, cela lui fit du bien, et ce choc physique lui remit à peu près les idées en place. Elle parvint même à ravaler un sanglot et à reprendre un semblant de contrôle... Pour un temps.
-Je compte me servir de la bague pour rappeler un élève qui était vivant du temps de Saya. J'aurais bien aimé fouillé les souvenirs de la préfète de Serdaigle, mais la Directatrice y est farouchement opposée...
Elle fit une pause, en regardant Will, jouant avec la Pierre de Résurrection entre ses doigts fins et agiles.
-Soyons claire : j'ai pas envie de t'avoir dans mes pattes,
fit elle d'un ton arrogant, relevant le menton d'un air de défi, tâchant de dégager un assurance qu'elle n'avait pas,
-Sois tu peux m'aider, sois continuer à t'en fiche, et à pleurnicher sur ça
Elle pointa un doigt accusateur sur la cheminée et le papier brûlé.
-C'est sans risque, il suffit de ne pas se limiter à croire ce qu'on nous enseigne, en bridant le vrai pouvoir. Si tu savais ce qu...
Elle s'interrompit en se mordant les lèvres. Elle tourna derechef la tête, avant d'ajouter
-T'as pas entendu du bruit?
Tais toi, Ara. Boucle la. Sinon, tu sais ce qui vas t'arriver. Souviens toi.
Elle fit une grimace malgré elle, en croisant les doigts pour que Will ne l'ait pas remarquée.


Dernière édition par Aranya Exhumeï le Mar 30 Sep - 20:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tragique Ecriture - Soir   Mar 30 Sep - 20:14

Wilbur ne s'étonna pas de la vivacité d'Aranya à se degager de son emprise. Il lui avait attrapé les épaules, ce geste pouvait sembler deplacé. Le jeune garçon se recula d'un pas, laissant le champs libre à la jeune fille pour s'épencher un peu plus sur les attentions qui la poussait à se servir de cette bague, decidement bien étrange. Wil' regardait l'objet de travers, comme redoutant que celui-ci lui sauta à la figure... Les objets de magie noire, Wil' s'en mefiait comme de la peste. Aussi prefera-t-il regarder Aranya plutôt que la bague. Même si la jeune fille trempait egalement dans la magie pas très nette... Wil' ne pu savoir pourquoi, mais une pointe d'apprehension lui piquait la raison à l'idée qu'Aranya puisse se mettre en danger. Cette bague, et surtout ces idées, reveillaient en Wilbur une alarme rugissante. Pourtant, bien qu'il essaya de prevenir la jeune fille, celle-ci lui tenait tête, se fichait de savoir si ses plans étaient risqués ou non. Wilbur baissa un instant la tête. Il serra les poings jusqu'à faire blanchir ses jointures et crispa ses machoires en lachant d'une voix tremblante de colère.

- Bien-sûr que non je ne peux pas t'aider. Le pouvoir est, de mon avis, une question de volonté. Et il se trouve que je n'ai pas du tout l'intention de faire revenir sur terre une personne qui se trouve allongée dessous elle, si tu vois ce que je veux dire.

Wil' sentit une once de courage en lui, et ce maigre courage lui fit relever les yeux un instant. Son regard croisa celui de la jeune fille. Qui était cet élève qu'elle desirait faire revenir "de l'autre côté" ? Une drôle de sensation anima l'esprit de Wilbur et le jeune garçon redressa le menton, l'air cynique et le sourire invisible.

- Et puis qui est cet élève dont tu parles ? Ton ex-petit ami !?

Blague de très mauvais gout, Wil' le savait. Mais ses sourcils fronçés à l'extrème prouvaient qu'il se fichait totalement de savoir si sa question était débile ou non. Il avait d'autres chats à fouetter. La dernière remarque d'Ara' le frappa et lui fit de nouveau detourner le regard. Wilbur se sentit faiblard. A tel point qu'il ne se rendit pas compte du maladroit detournement d'Aranya quant à une remarque qu'elle n'avait visiblement pas désiré terminer. Wilbur croisa les bras, comme emprit d'un froid tout nouveau pour lui.

- Ecoute Aranya... Je me fiche de savoir si ce que je vais te dire te blessera, te fera rire ou je ne sais quoi. Mais ma raison se reveille, je sens que quelque chose va mal tourner. Pour moi, je ne pense pas. Moi je sens plutôt que cette... bague, empeste la magie noire. Une magie noire que tu ne saurais peut-être pas maîtriser, je n'en sais rien. Ou alors tu es deja très douée en la matière et je n'ai aucun souci pour toi ou... ou alors tu risques très gros. Et dans ce cas je...

Wilbur poussa un soupir exaspéré. Il fronça de nouveau les sourcils et braqua un regard noir et penetrant sur Aranya, comme si cette phrase lui faisait mal:

- Il m'arrache le visage de te dire ça mais... je crois bien avoir peur pour toi.
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MessageSujet: Re: Tragique Ecriture - Soir   Mar 30 Sep - 20:43

Les mots de Will' tintèrent bizarrement à ses oreilles, en l'animant d'une douce chaleur, chaleur qu'elle n'avait jamais ressenti auparavant. Comme la douce et réconfortantes des bûches dans le feu, quelque chose de... Ineffable.
Et si il avait raison?
Il essaie de t'embobiner, c'est clair : il n'en a rien à faire de toi, regarde comme il t'a mutilée, imbécile!
Ara fronça les sourcils, exactement comme si c'était son interlocuteur qui lui avait lancé ses mots.
-Je n'en crois rien, Malicorne. Je ne te fais pas confiance. Et toute façon la question n'est pas là.
Elle eut un sourire sans joie.
-Que t'importe qui je veux ramener? Tu te fais des idées. Je me fiche pas mal des autres, de Poudlard et de TOI!
Elle avait presque crier le dernier mot de sa phrase. Elle avait mal, se sentait mal.
Elle doutait.
A cause de lui. Je me sens mal. Je dois respirer. De l'air.
Elle sentait venir une crise d'hystérie. Il fallait qu'elle reprenne le contrôle, pas question de laisser Will' mener la danse, pas sa danse à elle.
-Je n'ai besoin de personne Willbur. Crois et penses ce que tu veux, ça m'est égale. On t'a mal informé. Je ne souhaite que parler avec des morts susceptibles de m'être utile. Tu as vraiment cru que je faisais dans la nostalgie et le sentiment? Là, tu as tout faux. Je ne suis pas toi, je chiale pas sur un bout de papier, et je soupire pas après des gens qui de toutes façon ne pensent qu'à s'utiliser les uns les autres. C'est toi l'idéaliste. Range tes ailes, Icare ou tu y laisseras des plumes. Après, moi, ce que j'en dis...
Elle poussa un soupir, en essayant de le déguiser en lassitude, alors qu'en fait elle avait réussi à maitriser la crise. Pour un temps.
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MessageSujet: Re: Tragique Ecriture - Soir   Mer 1 Oct - 20:18

Wilbur n'en attendait pas moins d'Aranya. Un peu deçu d'avoir deviné ses attentions, le jeune Serpy n'avait pas été surpris, Aranya pouvait parfois être bien previsible. Wil' n'insista pas ; vu la manière dont se revoltait la jeune fille, il sut que plus rien ne pouvait être tiré de sa caboche qui ne soit positif pour lui. Ara' s'emplissait de cette envie qu'était le retour de ce cadavre sur terre. Si c'était vraiment ce qu'elle desirait, et qu'elle possédait tout ce qui pouvait mener à bien ce but, alors tant mieux pour elle. Wilbur garda les bras croisés, l'air placide, les sourcils encore legerement fronçés. A présent sa seule envie était d'aller de coucher. Son estomac s'était retourné, son coeur saignait en abondance, tous ses esprits se mélangaient... Un vertige, deux même. Encore un peu et Wilbur allait se retrouver par terre, ou en train de faire quelque chose de regrettable. Quitte à choisir, Wilbur decida de ne prendre ni l'une ni l'autre alternative. D'une voix cassée par la fatigue, le Vert lacha vainement:

- Fais ce que tu veux, après tout je m'en fout. Ce n'est pas ma vie, c'est la tienne. Elle ne pèse pas plus lourd ni plus léger non plus, alors qu'est-ce que ça peut me faire que tu te plonges dans ce plan ? Finalement tu as raison. Moi je prefere me battre pour une cause perdue, me cramer les ailes près d'un Soleil que je ne toucherais jamais plutôt que de me morfondre, me terrer dans le noir à rappeller des macabés. Je suis trop romantique. Ca me perdra.

Wilbur se redressa, etendit ses bras, les fit craquer un instant avant d'etouffer un baillement.

- Trop de mauvaises nouvelles ce soir. C'est fatiguant à force... je ne sais pas si tu le sais. Désolé de ne pas terminer en apothéose, pas de nouvelle cicatrice ce soir, je te laisse sur ta fin.

Le jeune garçon pivota et se dirigeait deja vers le dortoir des garçons, non sans avoir jeté un ultime regard vers la cheminée. Plus de flammes. Plus de lettre. Plus de grande soeur protectrice. Plus grand chose en fait. Wilbur allait pouvoir dormir sur ses deux oreilles, il n'avait à présent plus rien à perdre. Tout à gagner ? Qui sait.
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MessageSujet: Re: Tragique Ecriture - Soir   Mer 1 Oct - 21:23

-Attends!
lui lança t elle, le voyant sur le départ. Il était clair qu'elle ne le ferait pas fléchir, et pour une raison inconnue, il se raccrochait à... Rien. Des cendres.
-Je ne te comprends pas, MAlicorne. Tu me fais le numéro du Dieu pour tous, chacun pour soi et advienne que pourra.
Elle s'interrompit, prenant une expression neutre en le regardant dans ses yeux qui ressemblaient à deux morceaux de charbon, le pourtour flamboyant.
-T'as n'avais pas l'air de t'en fiche à l'instant, et j'ai toujours eu une sainte horreur des gens qui se prétendent meilleurs que les autres sous des prétextes fallacieux, en se targuant d'un idéal. C'est pas toi, pas du tout. Tu essaies de te plier aux autres, de te conformer, de devenir comme eux tous, dehors...
fit elle en promenant sa main théâtralement aurour d'elle en faisant quelque pas dans la pièces.
-Et pourtant, c'est la dedans que ça se passe, fit elle en se tapotant la tempe de bout de sa baguette.
-Tu veux me faire la morale? Grand bien t'en fasse! Tu n'en as strictement rien à foutre, tu viens de me le dire à l'instant. Tu veux juste te préserver, toi, encore toi et ta précieuse image de toi même. Je ne sais pas ce qu'était au juste ce bout de papier, mais je suis prête à parier gros que ce qu'elle contenait t'as renvoyé à l'épreuve du miroir.
Elle se planta devant lui, si près qu'elle sentait son souffle sur sa joue picotante.
Elle murmura, dans un souffle :
-Et tu as vu ce que tu ne voulais pas voir : toi.
Elle s'éloigna de lui à reculons. Elle se sentait mal. Très mal.
-Je te laisse avec tes déguisement, Malicorne. J'ai mon masque, mais au moins, je sais que les mensonges les pires sont ceux ausquels on finit par croire soi meme.
Elle tourna les talons, en souhaitant ardamment qu'il n'ait pas remarqué la perle d'amertume qui suintait de son globe oculaire.
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MessageSujet: Re: Tragique Ecriture - Soir   Jeu 2 Oct - 21:13

Wilbur allait grimper l'escalier menant au dortoir, quand, ô surprise, Aranya bondit vers lui dans le but - très certainement - de lui porter un ultime assaut. Il ne s'était pas trompé, Wilbur en pris plein la tête, encore une fois. A la différence que cette fois-ci, Wil' resta muet, de marbre, ne lacha absolument rien. Ara s'était approchée de lui très près. Trop près. Wil' retint son souffle tout le temps que la jeune fille lui débitait ses manières de songer. Elle n'avait pas tort. Aranya n'avait jamais tout à fait tord, et ça, Wilbur commencait à le savoir. Il se sentait nager dans ses propres idées, emporté par un flot de questions sans réponse. Quand Aranya se recula, une chose brilla sur elle. En elle ? Non, sur elle, sur son visage, sur sa joue. Une chose que Wilbur ne remarqua pas immédiatement car Aranya la cachait bien. Aranya cachait cette larme qui venait de glisser du bord de son oeil. Surement indesirable en présence de Wilbur, cette larme en devenait plus intriguante encore. Une larme pour faire taire, une larme pour tuer n'importe quel esprit aussi sombre soit-il. Wil' sentit son esprit degringoler dans ses chaussettes, emportant avec lui sa langue, sa notion de mouvement, et même tout le reste. Il fixait le dos d'Aranya, ses cheveux, ses mains fuyantes, tout le temps qu'elle ne disparue pas de son champs de vision. Wil' resta inanimé un instant, figé, au même endroit.

* Mais bon sang qui es-tu Aranya ? Cette sorcière acide, violente, à la repartie mordante ? Cette sorcière que tu accepte de montrer au reste du monde ? Ou possède tu en toi quelque chose de sensible, une fleur non eclose qui t'emmerdre profondement parce que tu ne veux pas la voir et que tu refoules sans cesse ? Ce soir tu me prouves ta capacité à pouvoir verser une larme. Juste une, futile. Mais qui suffit à faire basculer dans le néant tout ce que tu viens de me cracher comme vénin... *

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Tragique Ecriture - Soir

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